Domaines d'Action et Programmes

Sentinelles offre un soutien immédiat et fidÚle et défend une approche holistique qui tient compte de la situation particuliÚre de toutes et tous sur les plans médical, psychosocial, éducatif et économique.

Par un suivi individualisĂ©, elle leur permet d’accĂ©der Ă  leurs droits fondamentaux et, grĂące Ă  un accompagnement rigoureux, d’atteindre leur autonomie.

Si les contextes opĂ©rationnels sont sensiblement distincts, l’approche globale proposĂ©e demeure la mĂȘme, Ă  savoir un soutien diffĂ©renciĂ© et durable.

Axe Santé

Axe Santé

Les programmes de Sentinelles visent Ă  amĂ©liorer les conditions mĂ©dico-sociales des enfants et adultes. Nos actions comprennent un volet dĂ©diĂ© aux soins allant d’un suivi mĂ©dico-social Ă  des missions chirurgicales selon les situations. Le fil rouge de ces prises en charge est d’offrir un accompagnement sur mesure tenant compte de l’individualitĂ© et de la particularitĂ© de chaque personne que nous accompagnons.

Découvrez les différents aspects de nos actions :

Soins sur place : La prise en charge mĂ©dico-sociale vise Ă  offrir des soins dans nos centres d’accueil. Ces suivis peuvent durer plusieurs mois ou annĂ©es selon les situations.

 Suivi mĂ©dico-social : Un suivi mĂ©dico-social est systĂ©matiquement effectuĂ© auprĂšs de toutes les personnes que nous accompagnons, enfants comme adultes. Des visites dans les villages et dans les familles par nos Ă©quipes sur place visent d’une part Ă  les suivre Ă  long terme et Ă  amĂ©liorer les conditions de vie.

Prise en charge chirurgicale : Des interventions chirurgicales sont parfois nécessaires. Les enfants et adultes qui doivent les subir sont opérés lors de missions chirurgicales (organisées conjointement par des partenaires sur place, dans des pays voisins ou lors de transferts sanitaires en Suisse, ces derniers spécifiquement pour le noma.

 Sensibilisation et prĂ©vention : Nous avons Ă  cƓur de participer Ă  la dĂ©tection prĂ©coce de symptĂŽmes comme dans les programmes « Noma » ou « Femmes et jeunes filles souffrant de fistules obstĂ©tricales ». Pour cela, des actions de sensibilisation et de formation sont rĂ©guliĂšrement menĂ©es auprĂšs de la population, des autoritĂ©s villageoises, des agents de santĂ©, des Ă©tudiants en santĂ© publique et du personnel d’ONG.


Axe Éducation

Axe Éducation

Dans l’ensemble de nos programmes, nous offrons l’accĂšs Ă  l’éducation et Ă  la formation en vue de l’autonomie des bĂ©nĂ©ficiaires, que ce soit des enfants, des jeunes gens ou des adultes. Nous sommes en effet convaincus que la scolarisation, l’éducation et la formation sont l’une des clĂ©s essentielles – si ce n’est la clĂ© – du dĂ©veloppement Ă  la fois des communautĂ©s et des individus.


Axe Réinsertion sociale

Axe Réinsertion sociale

Ce volet a pour objectif d’assurer un suivi familial et social de chaque enfant et adulte que nous accompagnons. Pour accomplir cette mission, nos Ă©quipes d’assistants sociaux se rendent directement sur les lieux de vie ou visitent rĂ©guliĂšrement les personnes incarcĂ©rĂ©es dans nos programmes menĂ©s en RDC et Ă  Madagascar. Nous assurons ainsi le suivi et prĂ©parons leur rĂ©insertion sociale. L’accĂšs Ă  certaines rĂ©gions se fait dans des conditions difficiles, dues au mauvais Ă©tat des routes et Ă  la situation sĂ©curitaire dĂ©tĂ©riorĂ©e (banditisme, risques d’attentat et d’enlĂšvement). Les assistants sociaux gardent un lien constant avec les enfants et leurs familles de leur admission Ă  la fermeture de leur dossier.


Axe Renforcement économique

Axe Renforcement économique

Nos actions renforcent la situation Ă©conomique des familles afin qu’elles deviennent pleinement autonomes. Pour cela, nous nous appuyons sur leurs compĂ©tences et expĂ©riences pour aider les bĂ©nĂ©ficiaires Ă  dĂ©velopper une activitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus (AGR) ou Ă  suivre une formation. Par exemple, des ateliers sont rĂ©guliĂšrement proposĂ©s aux mĂšres des enfants de notre foyer en Colombie pour qu’elles deviennent autonomes ou aux mĂšres d’enfants atteints de noma pour qu’elles amĂ©liorent leurs connaissances en nutrition et en hygiĂšne.


Soins en Suisse

Suisse

Sentinelles organise le transfert d’enfants et de jeunes adultes en Suisse lorsque leur prise en charge mĂ©dicale sur place n’est pas possible. Atteints de noma ou d’autres affections du visage, ils sont consultĂ©s et opĂ©rĂ©s aux HĂŽpitaux universitaires de GenĂšve ou encore lors de missions chirurgicales organisĂ©es avec nos partenaires locaux. En Suisse, ils sont accueillis Ă  « La Maison » de Terre des hommes Valais, Ă  Massongex.

DĂ©tresse : Des enfants victime de lourdes pathologies peuvent ĂȘtre laissĂ©s sans soins par des parents et famille sans ressources et ceci dans l’ensemble des pays oĂč nous sommes actifs. C’est particuliĂšrement le cas pour les enfants victimes du noma.

Ce que l’on sait : La chirurgie rĂ©paratrice requiert des moyens techniques et humains trĂšs importants. Elle permet aux enfants de retrouver un visage harmonieux et inclut la chirurgie plastique, reconstructive et esthĂ©tique, ainsi que la chirurgie maxillo-faciale.

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Les transferts

Afin d’offrir le meilleur accompagnement et sĂ©jour aux patients, les transferts sont soigneusement prĂ©parĂ©s. Dans ce but, nous demandons au prĂ©alable un dossier mĂ©dico-social complet, afin de connaĂźtre au mieux l’enfant, son Ă©tat de santĂ©, son quotidien et son environnement familial. Nos collaborateur·trice·s sur place prĂ©parent les enfants et leur famille Ă  ce voyage et s’occupent Ă©galement du volet administratif.

Au siĂšge de Sentinelles

La responsable du programme coordonne et gĂšre le transfert : planification du programme opĂ©ratoire en concertation avec les Ă©quipes chirurgicales, rĂ©servation du billet d’avion, recherche d’un accompagnant d’Aviation Sans FrontiĂšres (ASF) pour le voyage et, le cas Ă©chĂ©ant, d’un interprĂšte, planification du sĂ©jour en hĂŽpital de quarantaine Ă  l’hĂŽpital de Rennaz et enfin demande d’accueil Ă  la Maison de Terre des hommes Ă  Massongex. Une fois le patient en Suisse, la responsable du programme fait le lien entre l’hĂŽpital et la maison d’accueil, coordonne la prise en charge, accompagne l’enfant aux consultations mĂ©dicales, s’occupe des dĂ©marches administratives et gĂšre une Ă©quipe de bĂ©nĂ©voles pour organiser des visites aux patients hospitalisĂ©s.

Une fois arrivĂ©, il est important de consacrer du temps au patient afin de faire sa connaissance, l’apaiser, lui expliquer les Ă©tapes Ă  venir.

La maison d’accueil

Les patients de Sentinelles sont accueillis Ă  « La Maison » de Terre des hommes Valais, Ă  Massongex, qui rĂ©unit toutes les exigences nĂ©cessaires, tant au niveau mĂ©dical que de la prise en charge globale. Les enfants et jeunes s’y retrouvent nombreux et participent Ă  des activitĂ©s tels qu’Ă©cole, ateliers crĂ©atifs, jeux, cuisine, promenades.
Depuis le 1er juillet 2015, « La Maison » accorde Ă  Sentinelles la gratuitĂ© de la prise en charge. Les patients bĂ©nĂ©ficient Ă©galement d’un suivi en physiothĂ©rapie si nĂ©cessaire.

Autres secours

Ce programme vise Ă  soutenir des personnes seules, parfois sans soins, sans solution, totalement dĂ©munies et dans l’incapacitĂ© de prendre soin d’elles-mĂȘmes ou de leurs proches.

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Algérie : 1 famille

Accompagnement d’une famille dont le pĂšre a Ă©tĂ© trĂšs gravement blessĂ© lors d’une manifestation alors qu’il Ă©tait adolescent. Il souffre depuis d’une vision trĂšs rĂ©duite et de graves problĂšmes rĂ©naux.

La plus jeune des trois filles de la famille a désormais terminé ses études universitaires.

aprĂšs 20 annĂ©es d’accompagnement, une amie de de la famille et de Sentinelles a pris le relais et poursuit seule le soutien. MalgrĂ© la situation sanitaire liĂ©e au Covid-19, les nouvelles reçues sont rassurantes.

Russie : 1 jeune femme

Accompagnement mĂ©dical pour une jeune femme devenue paraplĂ©gique Ă  12 ans suite Ă  une opĂ©ration ratĂ©e au dos, aujourd’hui en bonne santĂ© malgrĂ© son handicap. De fidĂšles donateurs et amis poursuivent leur accompagnement et lui assurent, ainsi qu’à sa mĂšre, leur soutien pour l’achat du matĂ©riel mĂ©dical coĂ»teux et ses besoins spĂ©ciaux. Une amie bĂ©nĂ©vole de Sentinelles maintient le contact tĂ©lĂ©phonique et par mail avec Macha.

Népal : 1 jeune homme

Accompagnement d’un jeune homme qui a Ă©tĂ© accueilli en 1999 dans la Maison d’accueil de Sentinelles Ă  Katmandou en raison de problĂšmes rĂ©naux impossibles Ă  soigner dans son village. Il est le seul jeune suivi au NĂ©pal par Sentinelles qui le soutient encore pour faire face aux besoins liĂ©s Ă  son insuffisance rĂ©nale ; celle-ci nĂ©cessite toujours une surveillance mĂ©dicale et des mĂ©dicaments trĂšs onĂ©reux.

A l’heure actuelle, nous recherchons un soutien direct d’une firme pharmaceutique qui prendrait Ă  sa charge les coĂ»ts mĂ©dicaux.

Syrie :

Dans ce pays qui reste en Ă©tat de guerre, Sentinelles poursuit avec l’association Vivere le soutien vital, par un apport de lait maternisĂ©, Ă  une soixantaine de bĂ©bĂ©s de moins de 6 mois que les mĂšres sont dans l’impossibilitĂ© d’allaiter.


Faits & Chiffres

Équipe de travail

À Lausanne : 1 collaboratrice bĂ©nĂ©vole Ă  temps partiel

Les enfants atteints du noma

Burkina Faso
Niger

DĂ©tresse : PrĂ©sent en Occident jusqu’au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, le noma affecte principalement les enfants de 2 Ă  6 ans. Mortel dans 70 Ă  90% des cas il laisse aux survivants de profonds stigmates.

Le noma est une maladie d’origine infectieuse qui dĂ©bute par une lĂ©sion bĂ©nigne dans la bouche. Son Ă©volution est foudroyante : en quelques jours ou semaines, sans soins, l’enfant meurt dans 70 Ă  90% des cas. S’il survit, il garde de terribles sĂ©quelles, mutilant profondĂ©ment son visage, causant souvent un blocage total des mĂąchoires en position fermĂ©e (constriction). Aux sĂ©quelles physiques s’ajoute la souffrance psychologique, la maladie Ă©tant vĂ©cue souvent comme une malĂ©diction ou la fatalitĂ©, entrainant marginalisation et sentiment de honte pour l’enfant et sa famille.

Ce que l’on sait : La cause du noma reste encore inexpliquĂ©e ; cependant la malnutrition, une mauvaise hygiĂšne buccale et un systĂšme immunitaire fragilisĂ© par d’autres maladies sont des facteurs de risque du dĂ©veloppement du noma. Une dĂ©tection prĂ©coce, suivie de l’administration d’un simple traitement antibiotique permet de stopper la progression de la maladie et de guĂ©rir l’enfant en 2 Ă  3 semaines.

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Soins sur place :

La prise en charge du noma consiste Ă  offrir un traitement et des soins dans nos centres d’accueil de Ouagadougou et Zinder. L’état de santĂ© des enfants accueillis dans nos centres requiert un suivi pouvant durer plusieurs mois voire plusieurs annĂ©es.

Suivi médico-social :

Un suivi mĂ©dico-social est systĂ©matiquement effectuĂ© auprĂšs de tous les enfants guĂ©ris du noma dans nos centres. Des visites dans leurs villages permettent de s’assurer de leur intĂ©gration scolaire et sociale et d’amĂ©liorer les conditions de vie de leur famille.

Prise en charge chirurgicale :

Des interventions de chirurgie reconstructrice sont proposées aux enfants atteints de lourdes séquelles. Ils sont opérés lors de missions chirurgicales organisées par des partenaires sur place, dans les pays voisins ou lors de transferts sanitaires en Suisse.

Sensibilisation :

Nous organisons des sensibilisations auprĂšs de la population et des acteurs communautaires pour prĂ©venir et dĂ©tecter le noma de façon prĂ©coce.  Les autoritĂ©s coutumiĂšres, les agents de santĂ©, les Ă©tudiants en santĂ© public et le personnel d’ONG sont ciblĂ©s par ces sensibilisations et formations.

Les soins aux enfants

Burkina Faso
Madagascar
Niger
Sénégal
Suisse

DĂ©tresse : Des enfants atteints de lourdes pathologies sont privĂ©s de soins, leur famille ne disposant pas de moyens suffisants pour leur traitement. 

Ce que l’on sait : En raison de barriĂšres Ă©conomiques et gĂ©ographiques notamment, l’accĂšs Ă  la santĂ© n’est pas assurĂ©. Issus de familles dĂ©munies, beaucoup d’enfants victimes de graves pathologies ou de brĂ»lures, cardiaques, infirmes ou mutilĂ©s restent sans soins, faute de moyens. Sentinelles facilite leur accĂšs aux services de santĂ©.

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Soins sur place

AprĂšs une enquĂȘte sociale approfondie, Sentinelles s’assure de la prise en charge mĂ©dicale et chirurgicale des enfants et privilĂ©gie les prises en charge locales. En fonction des options disponibles, les soins sont assurĂ©s sur place par des professionnels de la santĂ© ou lors de missions chirurgicales dans l’ensemble des pays oĂč nous sommes actifs.

Suivi

Lorsqu’un enfant est pris en charge, son suivi mĂ©dical et social se poursuit sur son lieu de vie aussi longtemps que sa situation l’exige. Lorsque qu’il est rĂ©tabli, nous veillons Ă  sa scolarisation ou Ă  sa formation professionnelle.

Sensibilisation et prévention

Différentes actions de sensibilisation et de prévention sont organisées par nos équipes auprÚs des acteurs de la santé, de la population, des autorités civiles et religieuses.

Découvrez plus en détail ces différentes actions à travers nos programmes.

Les filles et femmes en situation de vulnĂ©rabilitĂ© extrĂȘme

République démocratique du Congo

DĂ©tresse : La situation de pauvretĂ© extrĂȘme du pays a dĂ©truit la solidaritĂ© et incitĂ© de nombreux hommes Ă  abandonner leurs familles, laissant derriĂšre eux femmes et enfants, parfois nĂ©s de viol. Les nourrir devient alors un dĂ©fi quotidien et les seuls moyens de subsistance pour ces mĂšres sont d’offrir leurs bras pour des revenus souvent misĂ©rables. BrisĂ©es physiquement et moralement, elles luttent pour leur survie et celle de leurs enfants. D’autres sont incarcĂ©rĂ©es avec leurs enfants, le plus souvent pour des dĂ©lits en lien avec leurs conditions de vie.

Ce que l’on sait : Les femmes que Sentinelles accompagne vivent dans le plus grand dĂ©nuement, en rĂ©gion rurale, dans un rayon d’une soixantaine de kilomĂštres autour de la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu. La mise en Ɠuvre d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus (AGR) leur permet progressivement de faire face aux besoins de leur famille. 

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Actions en République démocratique du Congo

Volet soins et social :

Toujours orientĂ©es vers l’autonomie des familles Ă  moyen ou long terme, les prises en charges individuelles comprennent soins mĂ©dicaux et accompagnement psychologique, soutien alimentaire ponctuel, aide au logement (amĂ©nagement, rĂ©habilitation et/ou reconstruction des huttes), activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus, scolarisation des enfants et formation professionnelle pour les jeunes ayant terminĂ© leur cursus scolaire ou n’ayant jamais Ă©tĂ© scolarisĂ©s.

Femmes et jeunes filles souffrant de fistules obstétricales

Burkina Faso

DĂ©tresse : Les fistules vĂ©sico-vaginales (FVV) et/ou recto-vaginales (FRV) sont des lĂ©sions de la vessie, de l’urĂštre, des uretĂšres, du vagin et parfois du rectum provoquant des pertes continues ou intermittentes d’urine et/ou de selles. Elles sont dues principalement Ă  un accouchement prolongĂ©, parfois de plusieurs jours, sans assistance mĂ©dicale, ou lorsqu’une cĂ©sarienne est pratiquĂ©e trop tardivement. Elles peuvent ĂȘtre aussi la consĂ©quence de mutilations gĂ©nitales et de mariages prĂ©coces.

Ce que l’on sait : Dans la plupart des cas, l’enfant meurt et la femme souffre ensuite d’une incontinence permanente. Une femme souffrant de fistule ne se rend pas spontanĂ©ment dans un centre de santĂ© ; elle cache son problĂšme en vivant dans l’isolement et parfois la honte. Nombreuses sont les personnes qui croient que cette « maladie » n’est pas guĂ©rissable et la vivent comme une punition. Les femmes atteintes de fistule sont souvent rejetĂ©es par leur mari et par la communautĂ©. Elles vivent alors en marge de la sociĂ©tĂ© ; cela impacte Ă©galement leur situation Ă©conomique alors qu’elles peuvent ĂȘtre guĂ©ries.

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Soins sur place :

Notre Centre d’accueil de Ouagadougou pour les enfants atteints de noma hĂ©berge Ă©galement les femmes et leurs accompagnantes durant la pĂ©riode postopĂ©ratoire, pour une durĂ©e d’un mois ou plus suivant les cas.

Prise en charge chirurgicale :

Sentinelles apporte son aide aux femmes afin qu’elles puissent accĂ©der Ă  une opĂ©ration chirurgicale de FVV/FRV et bĂ©nĂ©ficier d’un accompagnement mĂ©dical et psychologique tout au long du sĂ©jour hospitalier et pendant toute la pĂ©riode post-opĂ©ratoire, jusqu’à la guĂ©rison.

Volet social :

Lors de leur convalescence Ă  notre Centre d’accueil, les femmes ont accĂšs Ă  des formations telles que la cuisine, la fabrication de savon, la gestion d’un petit commerce, en vue de la mise en place d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus (AGR) qui faciliteront leur rĂ©insertion sociale, familiale et Ă©conomique. Elles y bĂ©nĂ©ficient Ă©galement de sĂ©ances de sensibilisation Ă  l’hygiĂšne et Ă  la nutrition. A la fin du suivi mĂ©dical, si la femme est dĂ©clarĂ©e guĂ©rie, elle emporte un kit qui lui permettra de dĂ©marrer une AGR.

Sensibilisation et prévention :

Le programme de lutte contre les fistules obstĂ©tricales veut briser le tabou par une sensibilisation Ă©largie, faite en prioritĂ© dans les villages, les Centres de SantĂ© et de Promotion Sociale (CSPS) et les Centres MĂ©dicaux (CMA), lorsque cela est possible. Nos collaborateur·trice·s tentent de lever les croyances nĂ©gatives qui pĂšsent sur ce mal. Le tĂ©moignage d’une femme guĂ©rie de sa fistule est souvent sollicitĂ© et s’avĂšre efficace pour la prĂ©vention. Ces campagnes de sensibilisation et de prĂ©vention se font Ă©galement par des projections du film « La fistule de Dagouba » rĂ©unissant des centaines de personnes par sĂ©ance et par des messages de prĂ©vention et de dĂ©tection des fistules obstĂ©tricales diffusĂ©s sur des radions communautaires.

Protection de l’enfance

Colombie

La dĂ©tresse : L’activitĂ© miniĂšre et en particulier l’extraction de charbon est la principale ressource de la rĂ©gion d’Amaga, dans le dĂ©partement d’Antioquia, en Colombie. MalgrĂ© les actions gouvernementales en vue de la lĂ©galisation des exploitations et de la protection des mineurs, cette activitĂ© reste en partie informelle. Le non-respect du droit du travail, les accidents et l’instabilitĂ© Ă©conomique entraĂźnent de graves problĂšmes sociaux pour les familles de la rĂ©gion, rĂ©gion en proie Ă©galement Ă  des violences en lien avec le micro-trafic de drogue et la prĂ©sence de bandes criminelles. Certains enfants se trouvent en situation de maltraitance ou victimes de nĂ©gligences et leurs droits fondamentaux ne sont pas respectĂ©s. Leurs mĂšres affrontent elles-mĂȘmes de graves difficultĂ©s financiĂšres et psychosociales.

Ce que l’on sait : Seule structure d’accueil dans la rĂ©gion, notre Foyer reçoit dans un environnement bienveillant et professionnel des enfants et adolescents en grande difficultĂ©. Nos objectifs sont de leur offrir un accompagnement psychologique et mĂ©dical, de garantir leurs droits fondamentaux, de favoriser leur socialisation et de recrĂ©er et/ou renforcer la relation parent-enfant. Les actions s’étendent ainsi Ă  leurs familles, en vue de leur retour dans un environnement favorable.

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Certains enfants de la rĂ©gion des mines de charbon au sud-ouest du dĂ©partement d’Antoquia se trouvent en situation de maltraitance ou de violation de leurs droits dans leur milieu familial et social. De leur cĂŽtĂ©, des mĂšres et des familles vulnĂ©rables voient leurs conditions de vie parfois gravement altĂ©rĂ©es.

Lutte contre les abus sexuels :

La grande majorité des filles et des garçons accueillis au Foyer ont été abusés par une personne de leur entourage proche. La psychologue de la Fondation Lucerito, partenaire de Sentinelles, suit les enfants souffrant de traumatismes et offre des thérapies individuelles et/ou de groupe de maniÚre réguliÚre et dans un cadre sécurisant.

 

Aides individuelles :

Nous secourons et suivons des enfants dans leur environnement et leur assurons de frĂ©quentes visites lĂ  oĂč ils grandissent. L’aide individuelle peut Ă©galement prendre la forme d’un soutien et d’une orientation dans les dĂ©marches administratives ou encore dans l’orientation professionnelle et la recherche d’emploi.

Les enfants talibés

Sénégal

La dĂ©tresse : Les enfants talibĂ©s sont confiĂ©s par leurs parents Ă  un maĂźtre coranique (marabout), responsable d’un daara (Ă©cole coranique), afin que ce dernier prenne en charge leur Ă©ducation religieuse. Une fois entrĂ© dans un daara, l’enfant devient talibĂ© et vit dans le daara sous l’entiĂšre responsabilitĂ© du marabout, qui dĂ©tient tous les droits sur lui.

Ce que l’on sait : Les enfants talibĂ©s sont principalement des garçons ĂągĂ©s de 5 Ă  15 ans, issus de familles pauvres, souvent rurales. En Ă©change de leur intĂ©gration dans le daara et de leur Ă©ducation, les talibĂ©s doivent effectuer des travaux domestiques et sont gĂ©nĂ©ralement forcĂ©s de mendier dans les rues afin de subvenir Ă  leurs besoins, Ă  ceux du marabout et de sa famille. Ils sont parfois soumis Ă  des chĂątiments corporels sĂ©vĂšres et Ă  la nĂ©gligence.

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Notre action au Sénégal

Suivi sur place :

Sentinelles mĂšne ses activitĂ©s dans plusieurs daaras de Mbour (rĂ©gion dans l’ouest du SĂ©nĂ©gal), en proposant aux marabouts un appui pour le suivi mĂ©dical ainsi que pour la scolarisation ou l’alphabĂ©tisation des talibĂ©s. Dans une dĂ©marche durable, Sentinelles dĂ©veloppe des projets de maraĂźchage et d’élevage, afin que les marabouts puissent assurer les soins et l’éducation des talibĂ©s par leurs propres moyens. Nous travaillons aussi en collaboration avec diffĂ©rents acteurs de la communautĂ© pour permettre Ă  ceux-ci de s’impliquer dans la surveillance de la bientraitance envers les enfants. Le voisinage, les dĂ©lĂ©guĂ©s de quartier, les doyennes de quartier (badjenu gokh), les mamans daaras, les postes de santé  tous sont impliquĂ©s dans le suivi des talibĂ©s. Ceci favorise le maintien Ă  long terme du respect des conditions de vie des talibĂ©s, mĂȘme aprĂšs le dĂ©part de Sentinelles.

Sensibilisation et prévention :

En parallĂšle aux activitĂ©s dans diffĂ©rents daaras, Sentinelles organise des campagnes de sensibilisation Ă  la maltraitance et, au cas oĂč celle-ci advient, dĂ©nonce le ou les responsables auprĂšs des autoritĂ©s compĂ©tentes. Pour les enfants talibĂ©s victimes de violence, Sentinelles met en place un suivi mĂ©dical et/ou social. Une fois soignĂ©s, nous mettons en place un projet social, Ă©ducatif et scolaire dans leurs familles. Des visites trimestrielles sont effectuĂ©es pour veiller Ă  la bonne Ă©volution de leur situation.

Actions en milieu carcéral

Madagascar
République démocratique du Congo

DĂ©tresse : Au sein de la prison, soutien aux femmes, mineurs et enfants Ă  travers des programmes de nutrition, d’un soutien dans les dĂ©marches administratives et dans la connaissance des lois, la crĂ©ation de jardins d’enfants, le suivi social et mĂ©dical, la formation en vue de mener des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus (AGR) ainsi qu’une aide Ă  la rĂ©insertion en vue de leur libĂ©ration.

Soutien social et économique aux familles des détenu.e.s


En savoir plus sur notre action Ă  Madagascar

Madagascar

Depuis le dĂ©but du programme « Adolescent·e·s, mĂšres et femmes enceintes des prisons » en 1987, Sentinelles a pris en charge prĂšs de 5’000 personnes ayant Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ©es; cette prise en charge s’est Ă©tendue Ă  leurs familles. Au total, cela reprĂ©sente prĂšs de 25’000 personnes.

DĂ©tresse : A Madagascar, les conditions carcĂ©rales sont extrĂȘmement difficiles sur les plans mĂ©dical, alimentaire et social. Les Ă©tablissements pĂ©nitentiaires sont surpeuplĂ©s, les infrastructures inadaptĂ©es et rien n’est mis en place en vue de la rĂ©insertion des personnes incarcĂ©rĂ©es. La plupart des enfants, adolescents, jeunes filles et femmes se retrouvant dans cette situation n’ont pas de rĂ©elle perspective d’avenir. MalgrĂ© les efforts consentis par l’État et par des organisations Ă  caractĂšres privĂ©, les conditions carcĂ©rales sont loin d’atteindre les standards internationaux. Des milliers de prisonniers s’entassent dans des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires inadaptĂ©s, oĂč leurs droits les plus Ă©lĂ©mentaires n’y sont pas garantis.

Ce que l’on sait : Les enfants et les jeunes incarcĂ©rĂ©s soit au Centre de rééducation Mandrosoa d’Anjanamasina (adolescents) ou Ă  la prison d’Antanimora (jeunes filles, enfants avec leurs mĂšres, femmes enceintes) sont majoritairement issus de milieux dĂ©favorisĂ©s. Durant leur placement ils sont, pour la plupart, livrĂ©s Ă  eux-mĂȘmes, leurs proches ignorant leur dĂ©tention ou ne disposant pas de moyens suffisants pour leur rendre visite.

Volet réinsertion sociale et familiale de jeunes garçons, de jeunes filles mineures, de mÚres incarcérées avec leur enfant et de femmes enceintes.

Pour permettre aux jeunes garçons placĂ©s au Centre de rééducation d’Anjanamasina et aux jeunes filles, mamans et femmes en- ceintes incarcĂ©rĂ©es Ă  la prison d’Antanimora de retrouver leur place dans la sociĂ©tĂ©Ì, Sentinelles a mis en place un programme complet de rĂ©insertion, avec la participation comme fil conducteur. Cet accompagnement se pratique aussi bien Ă  l’intĂ©rieur des Ă©tablissements pĂ©nitentiaires qu’à l’extĂ©rieur auprĂšs des familles des dĂ©tenus et il se poursuit aprĂšs la libĂ©ration, jusqu’à l’autonomie.

Une Ă©quipe d’assistants sociaux et des animatrices leur apportent Ă©coute et soutien affectif pendant la dĂ©tention. Des actions visant Ă Ì€ la crĂ©ation d’un lien de confiance permettent d’élaborer avec elles et eux un vĂ©ritable projet de vie et de maintenir ou de recrĂ©er le lien avec leur famille. Les conditions socio-Ă©conomiques des familles, Ă  l’extĂ©rieur, sont renforcĂ©es par le biais de plusieurs moyens (microcrĂ©dits, aide scolaire, Ă  la formation, recherche d’emploi, etc).
En parallĂšle, l’évolution favorable de la situation juridique des mineurs est surveillĂ©e.

Au quartier des femmes de la prison d’Antanimora, une aide alimentaire est octroyĂ©e au quotidien Ă  celles le nĂ©cessitant. Au jardin d’enfants crĂ©Ă©Ì par Sentinelles, une trentaine d’enfants incarcĂ©rĂ©s avec leurs mamans bĂ©nĂ©ficient d’une alimentation Ă©quilibrĂ©e, d’activitĂ©s d’éveil et de socialisation. Notre mĂ©decin procĂšde Ă  des consultations rĂ©guliĂšres des enfants et des femmes enceintes en particulier. Des formations en vue du dĂ©veloppement d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus Ă  leur libĂ©ration sont proposĂ©es aux dĂ©tenues dans nos ateliers. Elles prennent part Ă  des cours d’alphabĂ©tisation, de remise Ă  niveau scolaire, de cuisine, de coupe et couture, d’artisanat. L’éducation civique, les droits et devoirs sont Ă©galement abordĂ©s.


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République démocratique du Congo

Date d’ouverture du programme, 2007

DĂ©tresse : La situation de pauvretĂ© extrĂȘme du pays a dĂ©truit la solidaritĂ© et incitĂ© de nombreux hommes Ă  abandonner leurs familles, laissant derriĂšre eux femmes et enfants, parfois nĂ©s de viols. Les nourrir devient alors un dĂ©fi quotidien et les seuls moyens de subsistance pour ces mĂšres sont d’offrir leurs bras pour des revenus souvent misĂ©rables. BrisĂ©es physiquement et moralement, elles luttent pour leur survie et celle de leurs enfants. Certaines sont incarcĂ©rĂ©es avec leurs enfants, le plus souvent pour des dĂ©lits en lien avec leurs conditions de vie.

Ce que l’on sait : Les femmes que Sentinelles accompagnent vivent dans le plus grand dĂ©nuement, en rĂ©gion rurale, dans un rayon d’une soixantaine de kilomĂštres autour de la ville de Bukavu dans le Sud-Kivu.

Volet social en milieu carcĂ©ral : La situation particuliĂšrement dĂ©sastreuse des dĂ©tenus Ă  la prison centrale de Bukavu nous a conduit Ă  ouvrir, pour les femmes et leurs enfants, un programme de soutien nutritionnel, mĂ©dical et social durant leur incarcĂ©ration, ainsi qu’une aide Ă  la rĂ©insertion Ă  leur libĂ©ration. Dans cette optique, Sentinelles propose Ă©galement divers ateliers tels que des sĂ©ances individuelles avec des psychologues, des thĂ©rapies de groupe, l’apprentissage d’artisanat, la formation Ă  la gestion d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenu (AGR), etc. Les enfants ont accĂšs Ă  la scolarisation ou bĂ©nĂ©ficient d’activitĂ©s socio-Ă©ducatives par notre assistance sociale dans le jardin d’enfants que nous avons créé. Ce projet est soutenu par la ChaĂźne du bonheur.

Volet soins et rĂ©insertion sociale : Toujours orientĂ©es vers l’autonomie des familles Ă  moyen ou long terme, les prises en charges individuelles comprennent des soins mĂ©dicaux et accompagnement psychologique, soutien alimentaire ponctuel, aide au logement (amĂ©nagement, rĂ©habilitation et/ou reconstruction des huttes), activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus (AGR) comme par exemple des petits commerces, Ă©levage, octroi de semences), scolarisation des enfants et formation professionnelle pour les jeunes ayant terminĂ© leurs cursus scolaires ou n’ayant jamais Ă©tĂ© scolarisĂ©s, afin qu’ils deviennent rapidement des soutiens pour leurs familles.

Les enfants conducteurs d’aveugles

Sénégal

DĂ©tresse : Les enfants dĂšs l’ñge de 3 ou 4 ans issus de famille dont un ou les deux parents sont aveugles sont contraints Ă  les prendre en charge et Ă  se dĂ©brouiller pour accĂ©der Ă  des biens de premiĂšre nĂ©cessitĂ© pour eux-mĂȘmes et leur famille. Vivant souvent dans une grande prĂ©caritĂ©, ils deviennent comme le nom du programme l’indique, « conducteurs d’aveugles Â», et accompagnent leurs parents pour mendier dans la rue. 

Ce que l’on sait : Cette situation empĂȘche leur scolarisation, les prive d’une enfance insouciante et les conduit parfois Ă  la dĂ©linquance.  

En savoir plus sur notre action

Action sur le terrain :

Sentinelles propose un accompagnement sur mesure, parfois Ă  long terme, afin de garantir une amĂ©lioration pĂ©renne des conditions de vie des bĂ©nĂ©ficiaires et de leur famille grĂące Ă  la mise en Ɠuvre d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus.

Action et sensibilisation :

Des suivis individuels des enfants conducteurs d’aveugles sur les plans de l’éducation, de la formation, des soins mĂ©dicaux et de l’intĂ©gration sociale sont mis en place lors des visites Ă  domicile, toujours en Ă©troite collaboration avec les familles. Certaines d’entre elles, particuliĂšrement vulnĂ©rables, bĂ©nĂ©ficient d’une aide alimentaire temporaire.

Soutien alimentaire

Burkina Faso
Madagascar
Niger
République démocratique du Congo

A travers les volets sociaux de chacun de nos programmes, nous veillons au droit Ă  l’alimentation. En fonction des besoins, nous orientons les enfants vers des centres de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle ou leur offrons un soutien alimentaire avec, en parallĂšle, le dĂ©veloppement d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus, dans la perspective de l’autonomie.

Burkina Faso

Le Burkina Faso en chiffres :

Population : 20,5 millions d’habitants
Taux de fécondité : 5.2 naissances par femme
Taux de mortalité infantile (avant 5 ans) : 76 pour mille
Taux d’alphabĂ©tisation des 15 Ă  24 ans : 47% pour les hommes et 33% pour les femmes

En 2020, le classement du PNUD inscrit le Burkina Faso au 182Ăšme rang sur 189 pays, en fonction de l’indice de dĂ©veloppement humain (IDH). Si le pays a « gagnĂ© » un rang depuis 2015, plus de 40 % de sa population vit toujours au-dessous du seuil de pauvretĂ©. Le taux d’accroissement de la population de 3,1% par an reste parmi les plus Ă©levĂ©s au monde avec un nombre moyen de 5,2 enfants par femme et une espĂ©rance de vie estimĂ©e Ă  56,7 ans. La proportion d’enfants de zĂ©ro Ă  quinze ans est estimĂ©e Ă  47,4 % et celle de moins de cinq ans Ă  18,1%.

Les mĂšres et les enfants constituent les groupes de population les plus vulnĂ©rables. En 2015, seules 66% des naissances ont Ă©tĂ© assistĂ©es par un professionnel de la santĂ© qualifiĂ©. Le ratio de la mortalitĂ© maternelle avec 371 dĂ©cĂšs de femmes survenant pendant la grossesse, l’accouchement ou au cours des 6 semaines suivant la naissance de l’enfant pour 100’000 naissances et le taux de natalitĂ© moyen chez les jeunes filles de 15 Ă  19 ans de 132 pour 1000 femmes, sont parmi les plus Ă©levĂ©s au monde.

Selon l’enquĂȘte nutritionnelle de 2020, prĂšs de 10% de la population souffre de malnutrition aigĂŒe et un quart de la population de malnutrition chronique (24,9 %). Les rĂ©gions les plus touchĂ©es par la malnutrition demeurent le Sahel, le Centre-Nord et l’Est. Au Burkina Faso, plus d’un tiers des dĂ©cĂšs des enfants de moins de cinq ans est attribuable directement ou indirectement Ă  la malnutrition. L’évaluation de la situation nutritionnelle des femmes en Ăąge de procrĂ©er est Ă©galement prĂ©occupante avec une prĂ©valence de la malnutrition aiguĂ« Ă©levĂ©e de 4,1% selon le pĂ©rimĂštre brachial et de 9,0% selon l’indice de masse corporelle.

La situation sĂ©curitaire a continuĂ© Ă  se dĂ©grader ces derniĂšres annĂ©es en raison de la prĂ©sence de groupes armĂ©s radicaux dans la rĂ©gion du Sahel, en particulier au Burkina Faso avec un impact de plus en plus important sur les populations. Selon OCHA, 2020 a Ă©tĂ© l’annĂ©e la plus difficile sur le plan de la situation humanitaire en comparaison aux dix derniĂšres annĂ©es. Les mauvaises conditions se sont accumulĂ©es pour les populations dĂ©jĂ  vulnĂ©rables : insĂ©curitĂ©, conflits communautaires, insĂ©curitĂ© alimentaire et nutritionnelle, inondations et vents violents, COVID-19 et ses mesures restrictives. De 614’000 personnes dĂ©placĂ©es internes (PDI) en janvier 2020, le Burkina Faso en comptait au 31 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e 1,074 million, soit un accroissement de 75%, et plus de 1’368’164 en juillet 2021. La tendance Ă  l’arrĂȘt des formations sanitaires ou Ă  leur fonctionnement Ă  minima est restĂ©e quasiment la mĂȘme tout au long de 2020, avec une moyenne de 1 million de personnes constamment privĂ©es de l’accĂšs aux soins de santĂ©. Cette mĂȘme constance a Ă©tĂ© observĂ©e aussi dans la fermeture des Ă©coles du fait des violences et au 5 dĂ©cembre 2020, le gouvernement a dĂ©nombrĂ© 2’169 Ă©tablissements fermĂ©s, affectant 306’946 Ă©lĂšves. Les rĂ©sultats de l’exercice du cadre harmonisĂ© de novembre 2020 ont montrĂ© qu’au niveau national 2,02 millions de personnes Ă©taient en crise alimentaire en situation courante et 2,86 millions de personnes en situation projetĂ©e (Juin Ă  aoĂ»t 2021).


Faits & Chiffres

Faits et chiffres en 2022 des programmes « Les enfants atteints du noma » et  « Les femmes et jeunes filles souffrant de fistules obstétricales »

Volet soins
  • 171 personnes en sĂ©jour pour une prise en charge mĂ©dico-sociale (29 patients par mois en moyenne)
  • 37 enfants, adolescents et adultes atteints de noma venus au centre pour des soins ou des contrĂŽles, dont 1 nouveau cas en phase aiguĂ«
  • 64 nouveau-nĂ©s et enfants atteints de fentes labio-maxillo-palatines
  • 69 enfants et adultes souffrant d’ostĂ©ites (infection de l’os), de tumeurs, de brĂ»lures ou d’autres affections touchant le visage
  • 1 jeune adulte souffrant de cardiopathie

Les missions chirurgicales: malgrĂ© le report de mission liĂ© au contexte sĂ©curitaire et aux deux coups d’Etat survenus durant l’annĂ©e, 4 missions ont pu se rĂ©aliser Ă  Ouagadougou.

Au total, 77 patients ont pu ĂȘtre opĂ©rĂ©s dont:

  • 5 souffrant de sĂ©quelle de noma
  • 6 de fentes labio-maxillo-palatines
  • 15 de tumeurs ou d’autres affections maxillo-palatines
  • 50 bĂ©bĂ©s et enfants souffrant de fentes labio-maxillo-palatines

Hors mission:

  • 1 enfant atteint d’une tumeur bĂ©gnine Ă  la langue

Transferts:

  • 3 enfants et jeunes adultes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de reconstructions chirurgicales complexes de sĂ©quelles de noma aux HUG (Suisse)
  • 1 jeune adulte a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un diagnostic et de la mise en place d’un traitement adaptĂ© Ă  un syndrome nĂ©phrotique complexe aux HUG (Suisse)

Volet social: 

  • 77 victimes du noma ont Ă©tĂ© suivies, dont 4 nouvelles victimes
  • 1 dossier a Ă©tĂ© ouvert  et 2 dossiers ont Ă©tĂ© fermĂ©s, arrivĂ©s au terme de leur suivi
  • 97 visites Ă  domicile ont Ă©tĂ© effectuĂ©es. A noter que 9 familles sont restĂ©es injoignables en raison de l’insĂ©curitĂ©
  • 18 enfants ont Ă©tĂ© suivis dans leur scolaritĂ©
  • 14 enfants ont participĂ© aux cours d’appui scolaire et aux ateliers d’art-thĂ©rapie
  • 5 adolescents ont Ă©tĂ© soutenus dans leur formation professionnelle
  • 1 jeune adulte a Ă©tĂ© soutenu dans sa prĂ©paration au concours d’entrĂ©e de la fonction publique
  • 9 projets d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus (AGR) ont Ă©tĂ© initiĂ©s
  • 52 aides alimentaires d’urgence ont Ă©tĂ© distribuĂ©es aux familles affectĂ©es par la crise sĂ©curitaire

Aide spéciale aux personnes déplacées internes:

Le Burkina Faso compte prĂšs de 2 millions de personnes dĂ©placĂ©es interne du fait de l’insĂ©curitĂ©.

  • 18 familles, soit plus de 200 personnes, ont reçu une aide alimentaire rĂ©guliĂšre et des aides mĂ©dicales
  • 13 projets d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrice de revenus (AGR) ont Ă©tĂ© initiĂ©s

Volet prévention et sensibilisation: (campagne de sensibilisation et de prévention)

  • 410 agents de santĂ© ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©s
  • 437 agents de santĂ© Ă  base communautaire oeuvrant dans 170 CSPS
  • 11 agents de radios communautaires ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©s
  • 160 tradipraticiens ont Ă©tĂ© formĂ©s

Les femmes et jeunes filles souffrant de fistules obstétricales

  • 76 femmes ont Ă©tĂ© suivies durant les diffĂ©rentes Ă©tapes de leur prise en charge, soit: – 16 femmes dĂ©pistĂ©es (6 de FVV/FRV et 9 de prolapsus et 1 femme de malformation congĂ©nitale) – 44 femmes opĂ©rĂ©es en suivi mĂ©dical – 4 femmes ayant subi une dĂ©rivation urinaire – 34 femmes ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi social – 35 femmes sont en attente d’une intervention Ă  fin 2022
  • 27 femmes ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©es (10 souffraient de FVV/FRV et 14 de prolapsus et 3 femmes d’autres affections uro-gĂ©nitales)

Volet social: 

  • 13 femmes ont pu bĂ©nĂ©ficier d’un dĂ©marrage d’une activitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus (AGR)
  • 8 femmes ont Ă©tĂ© suivies dans leur activitĂ©

Volet prévention et sensibilisation: 

En raison de l’augmentation de l’insĂ©curitĂ© rĂ©gnant en particulier dans la rĂ©gion de l’Est, notre Ă©quipe ne peut plus rĂ©aliser de sĂ©ances de sensibilisation dans les villages.

  • Des sĂ©ances de sensibilisation ont Ă©tĂ© organisĂ©es  auprĂšs de 54 ICP des CPS du DS de Fada N’Gourma ainsi qu’aprĂšs de 80 tradipraticiens de la rĂ©gion.
  • Un enregistrement d’une Ă©mission radiophonique de 30 mn consacrĂ©e Ă  la thĂ©matique sera diffusĂ©e en 2023 sur les ondes de 35 radios

Aide spĂ©ciale aux personnes dĂ©placĂ©es internes ou touchĂ©es par l’insĂ©curitĂ©

  • 23 femmes directement affectĂ©es par la crise sĂ©curitaire, dont 10 ayant dĂ» fuir leur villages avec leur famille ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’aides alimentaires
  • 4 femmes ont pu bĂ©nĂ©ficier d’un dĂ©marrage d’une activitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus (AGR)

Équipes de travail

À Ouagadougou et Fada N’Gourma : 12 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 responsable local pour les programmes noma et FVV/FRV
  • 1 assistant administratif, 2 infirmiers, 1 assistant social, 1 animatrice, 1 chauffeur, 2 cuisiniĂšres, 2 gardiens Ă  Ouagadougou et 1 animatrice Ă  Fada N’Gourma

À Lausanne : 4 collaborateur·trice·s

  • 1 responsable des programmes noma et FVV/FRV Ă  100%
  • 1 collaboratrice bĂ©nĂ©vole
  • 1 collaborateur·trice du Programme Soins aux enfants et 1 collaborateur·trice du Programme Les enfants atteints de noma au Niger travaillent en collaboration Ă©troite avec ce programme

DĂ©penses en 2022: CHF 337’533


Nos Partenaires

Centres médicaux -HÎpitaux au Burkina Faso

  • Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouedraogo (CHUYO)
  • Centre MĂ©dical PĂ©diatrique Persis
  • Centre MĂ©dical Protestant Schiphra, Ouagadougou
  • Centre de rĂ©cupĂ©ration et d’éducation nutritionnelle (CREN)
  • Morija
  • Centre Hospitalier RĂ©gional (CHR) de Fada N’Gourma
  • Centre mĂ©dical de BĂ©thanie de Fada N’Gourma
  • Nombreux CMA et CSPS de la rĂ©gion de l’Est et du centre

Associations et autres organisations

  • Association Persis Valais et Persis Burkina
  • Bilaadga
  • FAMOG
  • Fondation Hymne aux enfants
  • HĂŽpital Charles de Gaulle
  • La ChaĂźne de l’Espoir, France
  • La Voix du Paysan, radio Manedga, radio Salaki
  • Secours Dentaire Burkina Faso (SDBF), Ouagadougou
  • FacilitĂ©s financiĂšres + partenariat technique
  • Agence de la coopĂ©ration suisse et consulat suisse Ă  Ouagadougou.
  • Association Ensemble pour Eux (EPE)
  • Association Physionoma

HĂŽpital Saint Camille de Ouagadougou, Dr Moussa Guiro

Colombie

LocalisĂ©e Ă  l’extrĂȘme Nord-Ouest de l’AmĂ©rique du Sud, la Colombie connecte l’AmĂ©rique centrale (PanamĂĄ) Ă  l’AmĂ©rique du Sud (PĂ©rou, BrĂ©sil, Équateur et Venezuela) et a accĂšs aux cĂŽtes Pacifique et CaraĂŻbe. Le pays compte 50 millions d’habitants, sur un territoire d’un million de km2, se concentrant sur la cĂŽte Pacifique et dans les Andes, en particulier dans les cinq grandes villes : BogotĂĄ, MedellĂ­n, Cali, Barranquilla et Cartagena.

Sur le plan Ă©conomique, la Colombie est en croissance, mĂȘme si les inĂ©galitĂ©s persistent. Le taux de chĂŽmage atteint 13%. Une grande partie du pays vit de l’économie informelle et, selon le DĂ©partement des statistiques DANE, 40% de la population vit en situation de pauvretĂ©.

L’histoire du pays est marquĂ©e par la violence : assassinats politiques, coups d’État, formation de groupes d’auto-dĂ©fense, juntes militaires. En 1948, l’assassinat de GaitĂĄn mĂšne Ă  10 annĂ©es de violences entre le parti libĂ©ral, plutĂŽt Ă  gauche, et le parti conservateur, plutĂŽt Ă  droite.

De cette Ă©poque naĂźt le dĂ©bat entre la rĂ©partition, le partage et l’usage de la terre. ProblĂ©matique qui se poursuit encore aujourd’hui. Les violences ont Ă©tĂ© aggravĂ©es par le trafic de cocaĂŻne et d’armes dans les annĂ©es 80-90. Les diffĂ©rents cartels contrĂŽlent des rĂ©gions entiĂšres, tandis que les milices d’auto-dĂ©fense de droite en contrĂŽlent d’autres. Cette violence s’épanouit dans les zones les plus pauvres du pays, oĂč la moitiĂ© de la population vit dans un grand dĂ©nuement. Les cartels ont le contrĂŽle de toute la chaĂźne de production, de la culture de la plante (la coca) jusqu’à l’exportation aux pays consommateurs. Actuellement, environ 70% de la production de cocaĂŻne vendue dans le monde provient de Colombie.

En 2016, suite Ă  50 ans de guerre civile, un accord de paix entre l’Etat et la guĂ©rilla communiste FARC est finalisĂ©. 5 ans aprĂšs la signature des accords, les points cruciaux restent toutefois en suspens (rĂ©forme rurale, rĂ©insertion socio-Ă©conomique des ex-guĂ©rilleros, substitution des cultures illicites, rĂ©conciliation et rĂ©paration aux victimes).

Contexte local d’intervention

Sentinelles est active dans la rĂ©gion andine du sud-ouest du dĂ©partement d’Antioquia, oĂč les opportunitĂ©s de travail sont rares. Sans accĂšs Ă  l’éducation, la possibilitĂ© de se consacrer Ă  une activitĂ© autre que l’exploitation du charbon est trĂšs faible. Ce contexte de pauvretĂ© et de violence pousse Sentinelles Ă  secourir des enfants et des femmes Ă  l’abandon et gravement maltraitĂ©s en leur proposant une aide adaptĂ©e qui favorise l’échange, la confiance et l’engagement.

En savoir plus sur notre action

Faits et chiffres en 2022 du programme « Protection de l’enfance »

Le volet Secours et accompagnement au Foyer de Minas

  • 23 enfants et leurs familles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un accueil et d’un suivi psycho-social au sein du Foyer. 8 enfants sont retournĂ©s vivre avec leurs familles, 2 d’entre eux ont quittĂ© le foyer et intĂ©grĂ© notre programme d’aide individuelle, 1 jeunes adolescentes et 1 petite fille ont quittĂ© la rĂ©gion avec leur famille.
  • 103 visites Ă  domicile
  • 13 partenariats culturels, sportifs et artistiques mis en place tout au long de l’annĂ©e
  • 16 enfants ont participĂ© au deuxiĂšme cycle de l’Ă©cole de musique
  • 13 enfants et 4 mamans ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi psychologique
  • 8 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi psychiatrique

Le volet Aides individuelles

  • 31 familles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un accompagnement rĂ©gulier dans leur milieu de vie (22 enfants, 6 jeunes adultes et 10 adultes)

Le volet Education inclusive et soutien Ă  la formation professionnelle

Une loi rĂšglemente l’accĂšs Ă  l’Ă©ducation pour les enfants et les jeunes ayant des besoins Ă©ducatifs spĂ©ciaux. le Service d’Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e d’Amaga ne disposant pas des ressources humaines nĂ©cessaires au recensement des Ă©lĂšves ayant des besoins Ă©ducatifs spĂ©ciaux, notre Ă©quipe s’est mobilisĂ©e pour les identifier et Ă©valuer les amĂ©nagements nĂ©cessaires Ă  leur dĂ©veloppement.

  • 106 enfants ont Ă©tĂ© identifiĂ©s
  • 68 enfants identifiĂ©s habitent dans la zone la plus proche de notre Foyer

Soutien Ă  la formation professionnelle

  • 2 jeunes adultes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une formation professionnelle

 

Volet Renforcement de l’autonomie

  • 24 femmes ont participĂ© Ă  l’atelier  de couture, dont 7 femmes ont créé un groupe de couture pour lequel Sentinelles met Ă  disposition 3 machines Ă  coudre et un espace pour se rĂ©unir et Ă©changer.
  • 3 femmes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide Ă©conomique pour dĂ©velopper une AGR

Équipes de travail

À Minas (Antioquia) :
  •  9 collaborateur·trice·s locaux
  • 1 comptable professionnelle ponctuelle
À Lausanne :
  • 1 responsable des programmes Ă  60%

DĂ©penses en 2022: CHF 140’152


Nos partenaires
  • Fondation Lucerito
  • Fondation PasiĂłn & CorazĂłn
  • Servicio Nacional de Aprendizaje – SENA
  • OrganizaciĂłn AIESEC
  • FederaciĂłn de ONG de AntioquĂ­a
  • Hogar Juvenil Campesino y Minero de AmagĂĄ
  • Fondation Patronato
  • Nueva Era

Madagascar

État insulaire d’Afrique australe situé dans l’ocĂ©an Indien, sĂ©paré du continent par le canal du Mozambique et s’étendant sur plus de 587’000 km2, Madagascar est la 5Ăšme plus grande Ăźle de la planĂšte. Classé au 173Ăšme rang sur 191 pays de l’indice de dĂ©veloppement humain (IDH) du PNUD, le pays se trouve dans une situation de grande pauvretĂ© chronique. Sa population est estimĂ©e à un peu plus de 28 millions d’habitants dont plus de 80% vit avec moins de 2.15 dollars par jour (seuil international de pauvretĂ©), cela en fait un des pays les plus pauvres du monde.

En 2009, le pays a traversĂ© une grave crise politique qui a accru l’appauvrissement d’une frange importante de la population. Bien que l’économie nationale ait connu une reprise suite au retour à l’ordre constitutionnel, à une transition pacifique avec deux Ă©lections prĂ©sidentielles qui se sont dĂ©roulĂ©es dans le calme, les conditions de vie de la majoritĂ© des Malgaches restaient extrĂȘmement prĂ©caires avant la pandĂ©mie de coronavirus. Avec cette derniĂšre elles ont nettement empiré.

Dans ce contexte, les conditions de vie de la majoritĂ© des Malgaches sont extrĂȘmement prĂ©caires. Corruption, mauvaise gouvernance, routes sans entretien, systĂšmes de santé, de distribution d’eau et d’Ă©lectricitĂ© dĂ©ficients sont autant de freins au dĂ©veloppement du pays. L’accĂšs Ă  une alimentation suffisante, Ă  l’eau, aux soins, Ă  l’éducation et au logement reste trĂšs difficile. Dans un autre registre, la situation sĂ©curitaire ne cesse de se dĂ©tĂ©riorer dans la capitale et certaines provinces.

Plus d’un quart des enfants en Ăąge d’aller Ă  l’école non scolarisĂ©s, des routes sans entretien, des systĂšmes de santĂ©, de distribution d’eau et d’électricitĂ© dĂ©ficients, une situation sĂ©curitaire dĂ©plorable sont autant de freins au dĂ©veloppement du pays. L’accĂšs Ă  une alimentation suffisante, Ă  l’eau, aux soins, Ă  l’éducation et au logement reste ainsi trĂšs difficile. La rĂ©alitĂ© de nombre d’enfants et adolescents est dĂ©terminĂ©e par l’analphabĂ©tisme, le faible niveau de scolaritĂ©, le travail prĂ©caire dans l’économie informelle, la rupture sociale et familiale et la dĂ©linquance. Les jeunes filles, les femmes et leurs enfants sont particuliĂšrement vulnĂ©rables face Ă  cette situation et en sont les premiĂšres victimes. Le pays compte un nombre extrĂȘmement Ă©levĂ© de familles monoparentales. Bien souvent, des mĂšres seules se retrouvent sans solution pour subvenir aux besoins de leur famille.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres des actions de nos différents programmes en 2022

Équipe de travail

 À Madagascar : 43 collaborateur·trice·s locaux

2 coordinatrices, 4 assistants sociaux responsables de programme, 12 assistants sociaux, 2 éducatrices, 2 médecins, 1 kinésithérapeute, 6 animateurs et formateurs, 1 enseignant, 1 avocate, 2 intendantes, 1 secrétaire, 1 comptable, 1 agent de micro-crédits, 2 chauffeurs, 3 gardiens, 2 gardiens suppléants

 À Lausanne : 3 collaborateur·trice·s

  • 1 responsable de programme Ă  80%
  • 1 collaboratrice administrative Ă  temps partiel
  • 1 comptable bĂ©nĂ©vole Ă  temps partiel

DĂ©penses en 2022: CHF 423’436


Volet Soins aux enfants
  • 89 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de soins
  • 23 enfants ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s, dont 11 enfants lors de missions chirurgicales, 11 dans des hĂŽpitaux et cliniques de la capitale et 1 qui a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© aux HUG (GenĂšve)
  • 4 enfants prĂ©sentaient des malformations qui ont pu ĂȘtre traitĂ©es par plĂątre
  • 23 enfants ont Ă©tĂ© suivis en rééducation dans notre cabinet de kinĂ©sithĂ©rapie et 5 dans d’autres centres  
  • 44 nouveaux appareillages ont Ă©tĂ© fournis, dont 15 paires de chaussures renforcĂ©es ou orthopĂ©diques
  • 71 enfants ont suivi la pesĂ©e et ont bĂ©nĂ©ficiĂ© du programme de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle; 22 parmi eux prĂ©sentaient des signes plus ou moins sĂ©vĂšres de malnutrition
  • 107 enfants et jeunes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide scolaire
  • 8 jeunes ont suivi une formation professionnelle
  • 2 nouveaux projets d’aide Ă©conomique (microcrĂ©dits) ont Ă©tĂ© lancĂ©s
  • 3 aides au logement ont Ă©tĂ© octroyĂ©es
  • 37 membres des familles des jeunes patients ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi mĂ©dical spĂ©cialisĂ©. Il y a eu 19 hospitalisations
  • 73 familles en situation prĂ©caire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 21 dossiers ont pu ĂȘtre fermĂ©s

Volet Droit d'ĂȘtre
  • 29 familles, pour la plupart nombreuses, vivant dans un grave dĂ©nuement, ont Ă©tĂ© suivies ; elles ont toutes bĂ©nĂ©ficiĂ© de soutiens alimentaire, mĂ©dical et psychosocial
  • 16 personnes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi mĂ©dical spĂ©cialisĂ©. Il y a eu 5 hospitalisations
  • 37 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide scolaire, dont 6 en internat
  • 15 personnes ont suivi une formation professionnelle
  • 2 nouveaux projets d’aide Ă©conomique (microcrĂ©dits) ont Ă©tĂ© lancĂ©s
  • 1 aide au logement a Ă©tĂ© octroyĂ©e
  • 19 familles en situation prĂ©caire ont reçu un soutien alimentaire temporaire
  • 11 dossiers a pu ĂȘtre fermĂ©s

Dispensaire d’Antohomadinika

  • 1’409 familles (6’616 personnes) Ă©taient inscrites Ă  la mutuelle du dispensaire
  • 2’937 personnes dont 1’419 enfants ont consultĂ© au dispensaire et ont Ă©tĂ© suivies mĂ©dicalement; 10 personnes ont reçu une visite mĂ©dicale urgente Ă  domicile
  • 2 journĂ©es ont Ă©tĂ© consacrĂ©es Ă  la visite mĂ©dicale annuelle des Ă©lĂšves  de l’Ă©cole prĂ©scolaire Antohomadinika III G Hangar
  • D’ordinaire plus de 1’000 femmes prennent part au programme de planification familiale ; malheureusement d’incessantes dĂ©marches, un problĂšme nous bloquant l’accĂšs Ă  des produits contraceptifs continue d’empĂȘcher cette activitĂ©
  • 13 femmes ont suivi des consultations prĂ©natales et 30 nouveau-nĂ©s ont Ă©tĂ© examinĂ©s en consultations postnatales
  • 17 enfants ont Ă©tĂ© suivis au niveau pondĂ©ral.
  • 4 sessions d’Ă©ducation sanitaire ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es
  • 4 sessions de vaccination (rougeole, poliomyĂ©lite, tuberculose) et dĂ©parasitage dans le cadre des campagnes de masse du MinistĂšre de la SantĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es.

Ouverture d’un nouveau programme « Ankohonana Mikendry Ivontsoa » Ă  Antohomadinika

  • 40 familles victimes d’inondations ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide diffĂ©renciĂ©e, selon leurs besoins
  • 8 autres familles ont Ă©tĂ© suivies. Parmi elles, 3 ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es, 5 ont Ă©tĂ© sous suivi mĂ©dical spĂ©cialisĂ©, 2 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide scolaire, 1 jeune d’une formation professionnelle, 1 famille a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide au logement. Les 8 familles ont eu un soutien alimentaire temporaire.

La maison d’accueil

Plusieurs familles y ont fait Ă©tape pour une durĂ©e de plusieurs jours Ă  plusieurs mois. 51 enfants, jeunes et femmes y ont sĂ©journĂ© pour des raisons de santĂ©, de formation, par mesure de protection ou en attente d’une solution durable. Durant les pĂ©riodes de vacances, les jeunes placĂ©s en internat, faute d’autres lieux d’accueil, sont venus s’y ressourcer et ont pris part aux diverses activitĂ©s mises en place

L’atelier de formation d’Ambohidahy

  • 9 personnes ont suivi les cours de couture, de tricotage et de cuisine. Parmi elles, 1 a trouvĂ© du travail en usine, 3 continuent la formation, 1 y Ă©tait en attente de la reprise d’une autre activitĂ©, 1 a Ă©tĂ© orientĂ©e dans un autre centre de formation et 3 se sont dĂ©sistĂ©es
  • 6 familles ont suivi le cours de gestion individualisĂ© en vue de lancer une activitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus

Petits Cours

Durant l’annĂ©e scolaire 2021-2022, 13 enfants et jeunes ont suivi des cours d’appui ou de remise Ă  niveau. Parmi eux, 2 ont pu ĂȘtre scolarisĂ©s, 1 placĂ© en formation, 8 ont abandonnĂ©, 2 continuent le Petit cours

Les permanences sociales et médicales, visites à domicile et généralités

  • 3’407 consultations mĂ©dicales
  • La pĂ©nurie de produits contraceptifs a empĂȘchĂ© la rĂ©alisation du programme de planification familiale
  • 59 enfants ont Ă©tĂ© placĂ©s sous surveillance pondĂ©rale, dont 22 enfants malnutris qui ont intĂ©grĂ© notre programme de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle
  • Plus de 60 tonnes de produits alimentaires, plus de 17’000 piĂšces de savon, 16 tonnes de charbon et 240 couvertures ont Ă©tĂ© octroyĂ©es aux enfants en rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle, aux familles au bĂ©nĂ©fice d’un soutien alimentaire Ă  la maison d’accueil, la prison et aux Ă©lĂšves des ateliers de formation et du Petit Cours de Sentinelles
  • 5 semaines de campagnes de sensibilisation et prĂ©vention santĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par nos mĂ©decins
  • 240 journĂ©es de permanence sociale ont Ă©tĂ© effectuĂ©es dans nos locaux
  • 566 visites ont Ă©tĂ© faites auprĂšs des familles pour leur suivi psychosocial ; plus de 34’532 km ont Ă©tĂ© parcourus

Aide alimentaire dans le Sud 

Sentinelles a renouvelĂ© son soutien financier Ă  l’association Nouveau Relais des Jeunes. Cela a permis de financer une partie de l’aide alimentaire pour des personnes frappĂ©es par la famine dans le district de Belhoa, rĂ©gion d’Androy


Volet Réinsertion sociale et familiale

Centre de rééducation d’Anjanamasina Mandrasoa (CRM) – (jeunes garçons)

Dans le Centre
  • 87 garçons pris en charge ; tous ont bĂ©nĂ©ficiĂ© des activitĂ©s socio-Ă©ducatives et culturelles mises en place par Sentinelles
  • 40 journĂ©es de permanence sociale au Centre
  • 2’706 dĂ©placements au Tribunal pour enquĂȘte ou audience, tous pris en charge par Sentinelles
  • 3 garçons ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une prise en charge mĂ©dicale spĂ©cialisĂ©e
  • 36 examens somatiques ont Ă©tĂ© effectuĂ©s hors du Centre
Suite Ă  une Ă©pidĂ©mie de gale dans le Centre, en collaboration avec l’AP (Administration PĂ©nitentiaire) et Grandir Dignement, une grande opĂ©ration d’Ă©radication comprenant sensibilisation, traitement, lavage des textiles, octroi de vĂȘtements, produits d’hygiĂšne corporelle, nettoyage gĂ©nĂ©ral, a Ă©tĂ© organisĂ©e.
En raison de la pandĂ©mie de Covid-19, nous n’avons pas pu intervenir au sein du Centre durant les 3 premiers mois de l’annĂ©e.
Hors du centre
  • 157 jeunes libĂ©rĂ©s et leurs familles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi psychosocial
  • 197 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide scolaire, dont 14 en internat
  • 27 jeunes ont suivi une formation professionnelle, dont 7 en internat
  • 80 jeunes sont dĂ©jĂ  entrĂ©s dans le monde du travail par le biais d’une formation professionnelle, d’une activitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus ou d’un kit de dĂ©part
  • 18 nouveaux projets d’aide Ă©conomique (microcrĂ©dits) ont Ă©tĂ© lancĂ©s
  • 8 familles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’aides au logement sous diffĂ©rentes formes (construction, rĂ©paration, Aid au loyer, Ă©quipement)
  • 137 familles en situation prĂ©caire ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un soutien alimentaire temporaire, ainsi que 33 jeunes en internat
  • 9 enfants ont suivi le programme de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle
  • 13 personnes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi mĂ©dical spĂ©cialisĂ©, 5 personnes ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©es et 4 sont sous suivi psychologique
  • 59 dossiers ont pu ĂȘtre fermĂ©s

Maison centrale d’Antanimora (Jeunes filles mineures, femmes enceintes et femmes incarcĂ©rĂ©es avec leur enfant)

Dans la prison
  • 39 jeunes filles mineures au moment de leur incarcĂ©ration, dont 26 nouvelles entrantes, ont Ă©tĂ© suivies. Toutes ont participĂ© Ă  notre atelier de formation. 11 d’entre elles sont passĂ©es en audience au tribunal et 22 ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es
  • 30 journĂ©es de permanence sociale pour les filles ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es au sein de la prison
  • 9 sĂ©ances de sensibilisation portant sur diffĂ©rents thĂšmes ont eu lieu
  • 192 consultations mĂ©dicales effectuĂ© par notre mĂ©decin, 17 par notre dentiste
  • 5 filles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi de grossesse
Hors de la prison
  • 35 jeunes filles et leurs familles ont Ă©tĂ© suivies Ă  l’extĂ©rieur de la prison, 6 familles en voie d’autonomie ont encore bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un appui pour la scolarisation des enfants
  • 59 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide scolaire, dont 1 en internat
  • 2 jeunes ont suivi une formation professionnelle
  • 22 familles en situation prĂ©caire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 5 enfants ont suivi le programme de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle
  • 2 personnes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi mĂ©dical spĂ©cialisĂ©
  • 10 nouveaux projets d’aide Ă©conomique (microcrĂ©dits) ont Ă©tĂ© lancĂ©s
  • 1 aide au logement a Ă©tĂ© octroyĂ©e
  • 9 dossiers ont pu ĂȘtre fermĂ©s

Enfants incarcérés avec leur maman et femmes enceintes

Dans la prison
  • 76 mamans avec leurs 76 enfants, 39 femmes enceintes et leurs 13 nouveau-nĂ©s ont Ă©tĂ© pris en charge
  • 92 enfants (dont 3 de filles mineures) ont Ă©tĂ© accueillis au jardin d’enfants. Ceux de plus de 18 mois devant le quitter conformĂ©ment Ă  la loi ont Ă©tĂ© accueillis par leur famille ou placĂ©s dans une structure adĂ©quate. Parmi eux, 26 ont Ă©tĂ© accueillis par les SƓurs de Saint-Maurice dans leur centre situĂ© prĂšs de la prison
  • 69 journĂ©es de permanence sociale pour les femmes ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es
  • 115 femmes ont participĂ© Ă  l’atelier de formation de Sentinelles
  • 9 sĂ©ances de sensibilisation portant sur diffĂ©rents thĂšmes ont eu lieu
  • 959 consultations mĂ©dicales pour les enfants et les femmes Ă  la prison et 75 consultations en dentisterie. 4 enfants ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s. 84 enfants ont suivi la pesĂ©e, 3 parmi eux a Ă©tĂ© mis en rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle
  • 34 femmes enceintes incarcĂ©rĂ©es ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi prĂ©natal (dont 1 Ă©tait dĂ©jĂ  accompagnĂ©e d’un enfant) et 13 ont accouchĂ© Ă  la maternitĂ© d’un hĂŽpital de la capitale pendant leur dĂ©tention ; elles ont ensuite Ă©tĂ© sous suivi postnatal Ă  la prison
Hors de la prison
  • 60 mamans et leurs familles ont Ă©tĂ© suivies
  • 46 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide scolaire, dont 17 en internat
  • 3 jeunes membres des familles ou mamans ont suivi une formation professionnelle
  • 5 nouveaux projets d’aide Ă©conomique (microcrĂ©dits) ont Ă©tĂ© lancĂ©s
  • 2 aides au logement ont Ă©tĂ© octroyĂ©es Ă  autant de familles
  • 13 familles en situation prĂ©caire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 7 enfants ont suivi le programme de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle
  • 7 personnes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi mĂ©dical spĂ©cialisĂ©. Il y a eu 8 hospitalisations
  • 48 dossiers ont pu ĂȘtre fermĂ©s

Depuis le mois d’aoĂ»t 2021, Sentinelles a ouvert l’accĂšs aux soins et Ă  l’aide alimentaire dans la prison aux femmes ĂągĂ©es de 60 ans et plus. 11 femmes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un appui alimentaire, 3 ont eu une consultation mĂ©dicale

Le volet « Tovovavy Mendrika » : enfants et jeunes filles ayant subi une agression sexuelle

  • 7 filles victimes d’agression sexuelle ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un solide suivi psychosocial
  • 11 jeunes filles et/ou membres de leur fratrie ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide scolaire, dont 2 en internat
  • 3 jeunes ont suivi une formation professionnelle
  • 3 familles en situation prĂ©caire ont reçu un soutien alimentaire temporaire et 1 enfant a suivi le programme de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle
  • 1 personne a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi mĂ©dical
  • 3 dossiers ont pu ĂȘtre fermĂ©s

Nos partenaires

Domaine de la santé 

  • ComitĂ© du dispensaire d’Antohomadinika
  • Centre d’Appareillage de Madagascar
  • HĂŽpital Joseph Raseta Befelatanana
  • HĂŽpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona
  • HĂŽpital de Soavinandriana
  • HĂŽpital MĂšre Enfant, TsaralalĂ na
  • Centre hospitalier universitaire Anosiala
  • Centre hospitalier Saint BenoĂźt Menni Imerintsiatosika
  • Centre des sƓurs Ursulines, Analaroa
  • Bureau Municipal d’HygiĂšne
  • La Chaine de l’espoir

Autres associations, centres de formation, écoles, internats, ONG, structures privées et publiques 

  • Maison des enfants des SƓurs de St-Maurice, Avaradoha, Antananarivo
  • Association Grandir Dignement
  • Graines de Bitume
  • Institut supĂ©rieur de Travail social (ISTS)
  • Consulat de Monaco Ă  Madagascar
  • Centre de Formation Professionnelle en bĂątiment de Madagascar, Ambohimanambola
  • Centre NRJ (Nouveau Relais Jeunes), Andavamamba, Antananarivo
  • Centre de formation professionnelle, Don Bosco, Ivato
  • Centre de formation ACBHM, Ambohimirary, Antananarivo
  • Espace mĂ©tier, Itaosy Antananarivo
  • Internat des sƓurs Filles de Marie Auxiliatrice, Betafo
  • Internat FJKM, Ambatomanga
  • Internat Saint Martin des sƓurs SacrĂ© cƓur de Raguse, Antanivao, Antsirabe
  • Internat des sƓurs Notre Dame de la Salette, Kianjavola Antsahatanteraka, Antsirabe II
  • Internat des sƓurs Notre Dame de la Salette, Kianjasoa  Fihavanantsoa , Antsirabe I
  • Internat des sƓurs congrĂ©gation Jeanne de Lanoue – Analavory

Niger

Pays d’Afrique de l’Ouest grand comme trente fois la Suisse, peuplĂ© d’env. 24 millions de personnes, le Niger se situe dans la ceinture sahĂ©lienne, sans aucun accĂšs Ă  la mer. Trois quarts du pays se situe en zone dĂ©sertique.

Le pays se place chaque annĂ©e en bout de liste des indicateurs de dĂ©veloppement humain et fait partie des Ă©tats les plus pauvres de la planĂšte. 80% de la population dĂ©pend de l’agriculture, seule une personne sur quatre est alphabĂ©tisĂ©e et le taux de scolarisation est un des plus bas au monde. En 2020, l’extrĂȘme pauvretĂ© touchait plus de 10 millions de personnes soit plus de 40% de la population. L’insĂ©curitĂ© alimentaire, la faiblesse du systĂšme de santĂ© et le faible niveau d’éducation ne sont que quelques facteurs constitutifs d’une pauvretĂ© endĂ©mique.

Le Niger, dont l’économie dĂ©pend principalement de l’agriculture, est de plus en plus impactĂ© par le changement climatique qui non seulement diminue fortement les rendements agricoles mais engendre Ă©galement des Ă©vĂ©nements climatiques extrĂȘmes comme des inondations ou des sĂ©cheresses.

Bien que les victimes directes de la pandĂ©mie du Covid-19 semblent ĂȘtre peu nombreuses, les consĂ©quences indirectes de la pandĂ©mie sont un nouveau coup dur pour un pays dont le taux de croissance a fortement diminuĂ© entre 2019 et 2020.

D’importants problĂšmes d’insĂ©curitĂ© dans les zones Est et Ouest se sont renforcĂ©s depuis 2015 avec la prĂ©sence et la multiplication de groupes djihadistes au Sahel. RĂ©guliĂšrement, le pays est le théùtre d’attaques et de massacres contre les forces de sĂ©curitĂ© et les civils. Cela vient fragiliser l’économie et les populations et mettre Ă  mal la sĂ©curitĂ© nationale.

Zone de passage privilĂ©giĂ©e pour des migrants d’Afrique subsaharienne, le Niger abrite actuellement d’importants camps de rĂ©fugiĂ©s et des dĂ©placĂ© internes.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres en 2022 du programme  » Les enfants atteints du noma  » 

Le volet soins : le Centre d’accueil

  • 343 enfants atteints de noma ont Ă©tĂ© suivis sur le plan mĂ©dical et/ou social
  • 70 nouveaux enfants atteints de noma et 37 enfants atteints de gingivite nĂ©crosante aigĂŒe ont Ă©tĂ© pris en charge par nos Ă©quipes
  • 39 enfants atteints de noma ont Ă©tĂ© totalement traitĂ©s et leur rĂ©intĂ©gration assurĂ©e (dossiers fermĂ©s)
  • 38 enfants en moyenne ont sĂ©journĂ© chaque mois au centre
  • 11 enfants en moyenne sont venues chaque mois pour un contrĂŽle aprĂšs guĂ©rison
  • 1110 consultations de dĂ©pistage et/ou traitement de gingivite ont permis d’éviter de possibles cas de noma

Les missions chirurgicales

3 missions en collaboration avec le Dr Issa Ousmane Hamady (CURE – Hilfsaktion Noma e.V), le Pr Andreas Schmidt, le Dr Harald Kubiena et le Dr Carl-Peter Cornelius, chirurgiens de Interplast Germany e.V.

Un total de 7 enfants ont pu bĂ©nĂ©ficier d’une intervention chirurgicale afin de reconstruire leur visage

  • 6 enfants atteints de noma ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s et 1 enfant atteint d’ostĂ©ite ont Ă©tĂ© opĂ©rĂ©s
  • 2 enfants ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s aux HUG et ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de  plusieurs interventions de chirurgie plastique et reconstructive

Le volet: Prévention et sensibilisation

  • 1258 personnes ciblĂ©es ont pu ĂȘtre sensibilisĂ©es, dans 22 localitĂ©s (690 villageois·e·s, 285 reprĂ©sentants religieux, 39 matrones, 24 chefs de village, 220 agents de santĂ©) ont assistĂ© Ă  ces sĂ©ances
  • 17 enfants souffrant d’un problĂšme bucco-dentaire ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s lors de sĂ©ances de sensibilisation
  • 182 Ă©tudiant·e·s issus de deux Ă©coles de santĂ© ont suivi une formation sur la dĂ©tection prĂ©coce, la prise en charge et la prĂ©vention du noma
  • 91 membres du personnel d’ONGs ont Ă©tĂ© sensibilisĂ©s Ă  la dĂ©tection et la prĂ©vention du noma
  • 853 relais communautaires et 353 tradipraticiens ont Ă©tĂ© formĂ©s Ă  la dĂ©tection prĂ©coce, la prise en charge, la prĂ©vention du noma et le rĂ©fĂ©rencement du noma
  • 3 radios communautaires ont diffusĂ© un total de 244 spots de sensibilisation au noma durant 4 mois couvrant un bassin de population d’environ 1.5 millions de personnes
  • 1 film de sensibilisation de 15 minutes a Ă©tĂ© tournĂ© et un court mĂ©trage d’animation de 6 minutes a Ă©tĂ© produit par un studio d’animation africain

Volet social : le suivi Ă  domicile

  • 922 visites Ă  domicile et 19 suivis tĂ©lĂ©phoniques effectuĂ©s auprĂšs de 320 enfants
  • 108 enfants ont Ă©tĂ© suivis dans leur scolaritĂ© dont 13 dans des Ă©tablissements privĂ©s de la ville de Zinder
  • 3 jeunes femmes ont reçu une aide Ă  la formation professionnelle
  • 1 cours de vacances de 4 semaines a Ă©tĂ© donnĂ© Ă  42 enfants 
  • 388 sacs de 50 kg de mil on tĂ©tĂ© distribuĂ©s Ă  187 familles
  • 12 familles de victimes du noma ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide Ă©conomique pour dĂ©velopper une activitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus en vue de leur autonomisation
  • 4 familles d’enfants victimes du noma ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la construction d’un logement, leur case ayant Ă©tĂ© dĂ©truite par des intempĂ©ries

Équipe de travail

A Zinder: 22 collaborateur-trice-s locaux

  • 1 coordinateur terrain
  • 1 assistant administratif
  • 3 responsables des volets soins, sensibilisation et social
  • 3 infirmiĂšres diplĂŽmĂ©es
  • 2 assistants sociaux
  • 1 animateur
  • 1 enseignant
  • 3 chauffeurs
  • 2 cuisiniers
  • 2 intendants
  • 3 gardiens
À Lausanne : 2 collaboratrices
  • 1 responsable de programme Ă  100%
  • 1 collaborateur du programme « Soins en Suisse » en lien Ă©troit avec ce programme

DĂ©penses en 2022 CHF 491’402


Nos Partenaires
  • Human Appeal International (HAI)
  • Niger-AmitiĂ©
  • Association Au CƓur du Niger : scolarisation d’enfants victimes du noma dans l’internat de l’association Ă  Zinder
  • Association Yara LNC, Internat GRYK, Zinder
  • Centre Bucco-Dentaire de Zinder

République démocratique du Congo

En Afrique Centrale et Ă  cheval sur l’Équateur, deuxiĂšme plus grand pays d’Afrique, la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo abrite une population estimĂ©e Ă  86 millions d’habitants pour une superficie de 2’345’000 km2.

Le pays est classĂ© au 179e rang sur 189 nations Ă  l’indice de dĂ©veloppement humain par le PNUD. Selon les donnĂ©es de la Banque Mondiale, environ 64% de la population vit en dessous du seuil de pauvretĂ©.

Depuis plus de 20 ans, l’Est de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo subit les assauts de bandes armĂ©es de tous bords, en particulier des interhamwes, groupe gĂ©nocidaire du Rwanda qui s’est installĂ© dans les forĂȘts du Sud Kivu Ă  la fin du gĂ©nocide de 1994. Les villages sont pillĂ©s et incendiĂ©s, les hommes sont massacrĂ©s et les femmes subissent des viols et de nombreuses formes de torture. On parle alors du viol utilisĂ© comme arme de guerre.

Bien que le conflit soit officiellement terminĂ©, l’insĂ©curitĂ© persiste, en particulier dans la rĂ©gion Nord-Est et au Sud Kivu, lieux de prĂ©dilection des bandes armĂ©es en raison du sous-sol riche en ressources prĂ©cieuses et des enjeux miniers internationaux.

Fuyant la misĂšre et en recherche de travail dans les mines, de nombreux hommes dĂ©sertent leurs familles. Beaucoup dĂ©cĂšdent sur place faute de soins mĂ©dicaux ou sont tuĂ©s par les bandes armĂ©es sĂ©vissant dans la rĂ©gion ; d’autres reviennent les poches vides, parfois malades, et incapables de subvenir aux besoins de leur famille. Dans ce contexte sĂ©curitaire, Ă©conomique et social fortement dĂ©gradĂ©, les femmes se retrouvent alors abandonnĂ©es avec leurs enfants sans pouvoir subvenir Ă  leurs besoins.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres 2022 du programme  » Les filles et femmes en situation d’extrĂȘme vulnĂ©rabilitĂ© « 

Le volet social

  • 57 familles ont reçu un soutien direct, soit environ 354 personnes
  • 189 enfants scolarisĂ©s
  • 10 jeunes ont reçu une formation professionnelle
  • 7 logements en construction/rĂ©habilitation totale ou partielle
  • 10 familles ont atteint l’indĂ©pendance aprĂšs un accompagnement de quelques annĂ©es

Équipe de travail

Au Congo : 6 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 administrateur
  • 4 assistantes sociales
  • 1 chauffeur

À Lausanne : 1 collaboratrice

  • 1 responsable de programme Ă  50%

DĂ©penses en 2022: CHF 320’418


Nos Partenaires

Sénégal

Pays d’Afrique de l’Ouest, le SĂ©nĂ©gal compte plus de 16 millions d’habitants, dont la moitiĂ© a moins de 20 ans. ClassĂ© au 168Ăšme rang sur 189 en 2019 par le PNUD, avec un indice de dĂ©veloppement humain de 0,512, il fait partie des pays avec un dĂ©veloppement humain faible tout comme les autres pays de la zone subsaharienne.

IndĂ©pendante depuis 1960, la RĂ©publique du SĂ©nĂ©gal, dirigĂ©e depuis 2012 par le prĂ©sident Macky Sall, a trouvĂ© un certain Ă©quilibre et reste l’un des pays les plus stables d’Afrique. Pourtant, il fonctionne Ă  deux vitesses, et des disparitĂ©s sont encore fortement marquĂ©es entre les zones urbaines et rurales. Bien que l’accĂšs aux services de santĂ© soit un des meilleurs d’Afrique de l’Ouest, l’espĂ©rance de vie n’est encore que de 63 ans.

L’imprĂ©visibilitĂ© des prĂ©cipitations peut toujours contrarier la production agricole, tandis que les chocs dans les pays voisins (Ă©pidĂ©mie d’Ebola, recrudescence de l’insĂ©curitĂ© au Mali et dans toute la rĂ©gion) pourraient avoir pour consĂ©quence de freiner le tourisme, les Ă©changes et les transports au SĂ©nĂ©gal. Le taux de pauvretĂ© atteint 46 % selon les derniĂšres estimations.

MalgrĂ© des efforts considĂ©rables en termes de budget pour l’éducation, seuls 69 % des enfants sont scolarisĂ©s dans le primaire.

La place de l’enseignement coranique comme unique source d’enseignement est encore trĂšs prĂ©pondĂ©rante. En effet, l’école est obligatoire et payante, ce qui a pour consĂ©quences que de nombreux parents des rĂ©gions dĂ©favorisĂ©es confient leurs enfants, parfois dĂšs l’ñge de 4 ans, Ă  un marabout. Dans le daara, il suivra une instruction religieuse, ainsi que l’apprentissage de l’humilitĂ©, du respect, de la persĂ©vĂ©rance et de la vie en communautĂ©. Cependant avec l’aggravation du contexte Ă©conomique et l’apparition de nombreux imposteurs et exploiteurs, les conditions de vie de ces enfants sont devenues excessivement difficiles, surtout en milieu urbain. Sans accĂšs aux soins et Ă  l’éducation, le plus souvent forcĂ©s de mendier pour se nourrir, ils risquent bastonnades et parfois maltraitances graves s’ils ne rapportent pas quotidiennement une certaine somme d’argent au marabout.

Bien que le SĂ©nĂ©gal ait ratifiĂ© en 1991 la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et que la loi du 29 avril 2005 contre la mendicitĂ© relative Ă  « la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilĂ©es et Ă  la protection des victimes de la traite » ait Ă©tĂ© votĂ©e, ces lois et conventions ne sont toujours pas appliquĂ©es. Selon respectivement le Partenariat pour le retrait et la rĂ©insertion des enfants de la rue (PARRER) et Human Rights Watch, entre 50’000 et 76’000 enfants mendient sur l’ensemble du territoire sĂ©nĂ©galais.

Les soins aux enfants: 

Issus de familles dĂ©munies, beaucoup d’enfants restent sans soins, faute de moyens.

Enfants victimes de graves pathologies, blessĂ©s, brĂ»lĂ©s, cardiaques, infirmes ou mutilĂ©s, ils sont pris en charge par Sentinelles aprĂšs une enquĂȘtes sociale approfondie. Ils sont ensuite soignĂ©s, dans la mesure des moyens disponibles, au SĂ©nĂ©gal. Afin de responsabiliser la famille, lorsque celle-ci est en mesure de l’apporter, une participation financiĂšre est demandĂ©e, aussi minime soit-elle.

Nous privilégions toujours les soins effectués sur place par des chirurgiens compétents, ou lors de missions opératoires organisées par Sentinelles ou des partenaires.

Cependant, les enfants inopĂ©rables au SĂ©nĂ©gal, en danger de mort parfois, sont transfĂ©rĂ©s en Suisse lorsque c’est possible, en Ă©troite collaboration  avec les spĂ©cialistes et hĂŽpitaux concernĂ©s (relais avec le programme « Soins en Suisse »).

Lorsqu’un enfant est pris en charge, son suivi mĂ©dical et social se poursuit sur son lieu de vie aussi longtemps que sa situation l’exige. Lorsque l’enfant est rĂ©tabli, nous veillons Ă  ce qu’il puisse ĂȘtre scolarisĂ© ou suive une formation professionnelle.


Faits & Chiffres

Faits et chiffres des actions au Sénégal en 2022

Les enfants Talibés

  • 386 talibĂ©s ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un suivi social, de consultations mĂ©dicales et soins dans 6 daaras de Mbour
  • 57 talibĂ©s ont suivi des cours d’alphabĂ©tisation
  • 20 animations sur les maltraitances ont Ă©tĂ© organisĂ©es auprĂšs de 2 ONG, 8 associations et centres de formation en couture
  • 4 talibĂ©s ont Ă©tĂ© suivi hors daara: 2 talibĂ©s ont reçu des soins spĂ©cifiques (intervention chirurgicale), 2 talibĂ©s ont Ă©tĂ© rendus Ă  leur famille (1 hors daara souffrant d’insuffisance rĂ©nale)

Soins aux enfants

  • 46 enfants suivis souffrant de pathologies diverses ou de sĂ©quelles d’accident
  • 1 enfant atteint de noma a Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e lors de la mission chirurgicale avec les HUG Ă  l’HĂŽpital Le Dantec en collaboration de Sentinelles
  • 15 adultes ont reçu une aide ponctuelle pour des pathologies diverses
  • 2 jeunes femmes ont souffrant d’ankylose ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es en Suisse et ont subi une intervention chirurgicale
  • 2 jeunes femmes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une formation en coiffure et en hĂŽtellerie/restauration
  • 6 enfants ont Ă©tĂ© rĂ©inscrits Ă  l’Ă©cole
  • 1 adulte a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une prise en charge pour un pontage coronarien

Enfants conducteurs d’aveugles

  • 6 familles et leurs 26 enfants ont Ă©tĂ© suivies Ă  Mbour, Kaolack et Fatick
  • 20 enfants scolarisĂ©s
  • 3 jeunes en formation professionnelle
  • 1 jeune fille a reçu une machine Ă  coudre en kit de rĂ©insertion
  • 2 enfants en Ăąge prĂ©scolaire suivis
  • 1 construction de clĂŽture de maison, installation de l’Ă©lectricitĂ© et de l’eau

Réinsertion familiale (nouveau programme)

Au-delĂ  des actions menĂ©es auprĂšs des enfants conducteurs d’aveugle et enfants talibĂ©s, Sentinelles souhaite Ă©largir son champ d’action en touchant une plus grande diversitĂ© d’enfants. C’est ainsi qu’un programme « RĂ©insertion familiale » a Ă©tĂ© mis en oeuvre pour les enfants victimes d’abus sexuels. Sentinelles assure, dans de pareilles circonstances, la prise en charge psychosociale, mĂ©dicale et sociale lors de visites Ă  domicile.

A travers une approche systĂ©mique, Sentinelles accorde Ă©galement des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus (AGR) aux familles afin d’assurer leur autonomie. En outre, les enfants de ces familles bĂ©nĂ©ficient Ă©galement d’un accompagnement scolaire.

  • 12 filles ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un accompagnement psychologique, mĂ©dical et social
  • 1 famille a reçu une aide au logement
  • 7 dĂ©clarations Ă  l’Ă©tat civil des enfants suivis
  • 1 fille a Ă©tĂ© rĂ©introduite Ă  l’Ă©cole
  • 1 fille a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une formation professionnelle
  • 7 enfants dĂ©scolarisĂ©s ont Ă©tĂ© replacĂ©s dans des Ă©coles publiques
  • 7 enfants bĂ©nĂ©ficient de cours de renforcement
  • 1 enfant prĂ©maturĂ© a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une prise en charge mĂ©dicale
  • 7 bĂ©bĂ©s ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un soutien nutritionnel
  • 3 filles ont accouchĂ© par cĂ©sarienne
  • 1 ActivitĂ© gĂ©nĂ©ratrice de revenus (AGR) fonctionnelle pour une famille
  • 1 appareil auditif achetĂ© a permis Ă  une bĂ©nĂ©ficiaire de retrouver son audition
  • 1 construction d’un abri commercial pour une famille

Équipes de travail

Au Sénégal : 8 collaborateur·trice·s locaux

  • 1 dĂ©lĂ©guĂ© expatriĂ©
  • 4 assistants sociaux
  • 1 secrĂ©taire comptable
  • 2 gardiens

À Lausanne :

  • 1 responsable des programmes Ă  40%

DĂ©penses en 2022 : CHF 317’201


Nos Partenaires
  • Avenir de l’enfant
  • Centre des handicapĂ©s de Mbour
  • Handisable
  • RADDHO (Rencontre africaine pour la dĂ©fense des droits de l’homme)
  • AEMO (Action Ă©ducative en milieu ouvert), Mbour
  • Marple Afrique SolidaritĂ©Ì, Saly
  • CPRS (Centre de promotion et de rĂ©insertion sociale), Mbour
  • Centre des aveugles de Mbour

Suisse

Programme soins aux enfants en Suisse

La principale pathologie traitĂ©e dans ce programme est le noma (voir le programme Noma). En plus de provoquer la mort d’environ 80% des enfants, le noma engendre d’importantes sĂ©quelles fonctionnelles, esthĂ©tiques et psychologiques et demande, lorsque la maladie a provoquĂ© de graves destructions, une prise en charge chirurgicale qui permet aux enfants de retrouver un visage harmonieux.

La chirurgie rĂ©paratrice qui permet aux enfants de leur restituer un visage inclut la chirurgie plastique, reconstructive et esthĂ©tique, ainsi que la chirurgie maxillo-faciale. Ce traitement demande des moyens techniques et humains trĂšs important et selon la nature et la gravitĂ© de la sĂ©quelle, il ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© dans le pays d’origine de l’enfant. Dans ce cas, il est transfĂ©rĂ© en Suisse pour bĂ©nĂ©ficier des soins auxquels il a droit.

Le noma est la principale pathologie requĂ©rant un transfert mais, exceptionnellement, d’autres pathologies peuvent ĂȘtre prise en charge (par exemple : tumeur).


Faits & Chiffres

Faits et chiffres en 2022 du programme  » Soins en Suisse « 

Les transferts en Suisse

  • 10 patients, dont 1 Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sente en 2021, ont sĂ©journĂ© en Suisse Ă  la « Maison » de Terre des hommes Ă  Massongex. Des 10 patients, 2 sont de jeunes adultes, 1 est une fillette souffrant d’une pathologie orthopĂ©dique. Pour tous, Ă  l’exception d’une jeune femme, il s’agissait du premier sĂ©jour en Suisse. Cette derniĂšre revient en Suisse pour une pathologie nĂ©phrologique qui s’ajoute au noma
  • 15 interventions ont Ă©tĂ© effectuĂ©es cette annĂ©e en Suisse pour un total de 185 jours d’hospitalisation
  • 16 jours d’hospitalisation en hĂŽpital de quarantaine à l’hĂŽpital Riviera-Chablais
  • 1 enfant arrivĂ© l’an dernier en poursuite du traitement
  • 9 nouveaux patients en transfert
  • 4 patients sont rentrĂ©s au pays cette annĂ©e aprĂšs leur opĂ©ration
  • 80 consultations mĂ©dicales ont Ă©tĂ© effectuĂ©es en ambulatoire dans les diffĂ©rents hĂŽpitaux
  • 1086 jours d’hĂ©bergement Ă  La Maison de Terre des hommes Valais
  • 10 convoyages ont Ă©tĂ© effectuĂ©s par ASF
  • 5 patients vus en consultation dentaire avant leur retour au pays

Le retour Ă  l normale aprĂšs a pandĂ©mie de Covid-19 explique l’augmentation du nombre de patients, de consultations et d’interventions par rapport Ă  2021.

Equipes de travail

A Lausanne:

  • 1 responsable de programme Ă  50%

DĂ©penses en 2022: CHF 77’239


Nos Partenaires
  • HUG
  • TDH Lausanne
  • TDH Valais
  • HĂŽpital de Rennaz
  • ASF
  • Hilfaction
  • Noma Hilfe